'Y -a-t-il un espoir de retrouver des hommes politiques sans cupidité et soucieux du bien commun ?" 

Le pouvoir réel est détenu par une oligarchie qui utilise à son profit les médias et ses divertissements. Pour gouverner, elle place sur la scène de théâtre  politique des chiens dociles, à qui elle demande de faire le beau en jouant une pièce déjà écrite.

Hélas, les acteurs sont mauvais, ils ne peuvent s'empêcher de se mordre et se disputer les su-sucres que l'oligarchie financière leur dispense avec mépris. Eh oui...Il  faut le reconnaître, les places sont bonnes, et même si les hommes politiques n'ont pas le pouvoir réel, l' apparence de pouvoir qu'on leur à laissé,  suffit à leur ego.

Spectateurs de ce théâtre, la plupart des Français se croient encore en démocratie...Pourtant, les signes de mort clinique de cette invention grecque devraient nous interroger.

La  finance  internationale a étranglé  les états  avec un  garrot de plus en plus serré , et si une majorité de gens s'imagine que les démocraties bougent encore, malgré la pestilence qui s'en dégage, c'est grâce à  une  monstrueuse entreprise médiatique  de formatage des esprits, une véritable arme de persuasion massive...

 Il y eut des temps plus propices  à l'exercice de la citoyenneté et au bien public,  et les  générations qui ont connu ces temps  prennent aujourd'hui conscience des coups mortels  portés  aux démocraties. Hélas, ces anciens "militants" ne savent guère  utiliser les moyens de communication modernes, et à cette dictature qui vient, ils  ne savent répondre que par des moyens surannés. Autre époque, autres techniques. Ainsi, ceux qui pétitionnent ou qui contestent par des tracts en papier, fussent-ils recyclés, se font plaisir et jouent dans un théâtre aménagé pour eux. On ne charge pas à cheval avec des oriflammes  contre une division blindée.

 Quant aux "jeunes", trop peu ont enfin   compris  ce qui se passe... éduqués par un système scolaire qui  a pris soin de détruire  tout savoir citoyen, cantonnés dans le bac à sable des divertissements qu'on leur  a  soigneusement préparés...Pourtant, contrairement à leurs aînés,  ils  possédaient,  grâce aux réseaux sociaux,  les moyens  qui leur auraient permis  de se battre contre la société médiatique financière.

  Il faudra bien se l'avouer un jour, les générations qui viennent,  sont prêtes pour un retour à la féodalité.

 Qu'on ne s'y trompe pas, cette nouvelle féodalité est déjà là. Le cri de certains encore lucides," Nous sommes les 99 %",  ne saurait mieux la définir : une infime minorité de  financiers  possède le pouvoir sur la masse des asservis.   Ces nouveaux grands seigneurs sont  invisibles, ils gouvernent par l'intermédiaire de leurs vassaux, les hommes politiques.

Au moyen âge, l'Eglise et ses  prêtres justifiaient   l'asservissement des peuples par le droit divin.. .  Aujourd'hui, les médias ont leurs prêtres , ces journalistes  qui arrivent également fort bien à justifier  l'injustifiable.

Certes, il y aura toujours des révoltés, des mécréants  imperméables au formatage des esprits. Peut-être ne les brûlera-t-on pas , mais devant la puissance de la dictature financière, ils devront se faire une raison : les deux siècles de démocratie que l'Histoire aura connus n'étaient qu'une parenthèse. 

Vraiment? Et si on se battait rien que pour le plaisir? Les combats les plus désespérés sont les combats les plus beaux...